Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 23:25

30 ans déjà que l’épidémie du SIDA compte ses morts.

Plus de 30 millions de personnes sont mortes dans le monde depuis le début de l’épidémie. Tous les ans, presque 2 millions de morts supplémentaires viennent grossir ces chiffres, dont plus de 250.000 enfants de moins de 15 ans.

Alors que plus de 30 millions de personnes sont actuellement porteuses du VIH dans le monde, elles sont encore chaque jour 7.000 à découvrir leur séropositivité et 8.000 à mourir du virus.

Qu’attendons-nous pour agir ?

Devant les ravages causés par cette épidémie, CENTR’EGAUX s’associe à la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA le jeudi 1er décembre 2011 et défilera aux côtés d’AIDES et des associations de lutte contre le SIDA à partir de 18h30, place de la Bastille à Paris et partout en France (programme des manifestations partout en France : http://www.aides.org/actu/1er- decembre-2011-aides-sorganise-partout-en-france-1232).

CENTR’EGAUX rappelle que la recherche médicale et l'accompagnement des malades ont plus que jamais besoin de financements pour progresser et combattre cette épidémie, n'hésitons donc plus à faire un don aux associations qui luttent quotidiennement contre le SIDA. Nous rappelons ainsi que les dons effectués à des associations d’intérêt général ouvrent droit à des réductions d’impôt.

Alors même qu’on estime à 50.000 le nombre de personnes ignorant leur séropositivité en France, nous rappelons l’importance du dépistage, qui permettra aux personnes contaminées de bénéficier le plut tôt possible d’un suivi médical et d’un traitement appropriés.

Malheureusement, CENTR’EGAUX rappelle enfin qu’aucun vaccin curatif n’a à ce jour été découvert par la médecine et que les préservatifs sont le seul moyen efficace de se protéger contre le VIH et certaines infections sexuellement transmissibles.

Sortez couverts ! 

Par Centrégaux Rhône Alpes
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 20:14

r129060_430532.jpg Nos député-e-s doivent ouvrir le droit à la pension de réversion pour les couples pacsés :

Alors qu’en 2007, Nicolas Sarkozy en campagne avait promis plus de sécurité et de reconnaissance aux couples de même sexe, notamment en leur ouvrant le bénéfice de la pension de réversion en cas de décès, force est de constater qu’en 2011, la solidarité qui fonde la relation entre deux personnes pacsées ne donne toujours pas lieu à l’ouverture du droit à la pension de réversion pour le partenaire survivant. C’est pourquoi CENTR’ÉGAUX s’associe à l'Inter-LGBT en invitant les députés et le gouvernement à prendre leurs responsabilités dans le cadre du débat puis du vote sur le PLFSS 2012. D'autre part, l'Inter-LGBT publiera dans les prochains jours un bilan complet des actions de la mandature de la majorité présidentielle / gouvernementale sur les questions LGBT.

 

Par ailleurs, dans le cadre de la PLFSS 2012, l’Inter-LGBT s’associe à AllOut pour une grande campagne de mobilisation pour l’égalité en termes de pension de réversion sur internet, n’hésitez pas à la soutenir en cliquant sur ce lien.

Par Centrégaux Rhône Alpes
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 19:15

Bayrou-campagne.jpgDans une interview à paraître dans le numéro de novembre de TÊTU, François Bayrou est revenu sur l'union pour les personnes de même sexe, l'égalité des droits et l'homoparentalité. "Tous les couples qui ont un projet stable, à long terme, doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Mais pour moi il s'agit d'une union, pas d'un mariage," a-t-il déclaré.


TÊTU : En juin dernier, lors du vote à l'Assemblée de la proposition de loi socialiste concernant l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, vous vous êtes abstenu. Pour quelles raisons ? 

François Bayrou : Tous les couples qui ont un projet stable, à long terme, de vie en commun et qui veulent que ce projet soit reconnu par la société doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cet engagement doit être contracté dans les mêmes conditions de solennité, y compris par l'état civil de la nation, devant le maire. Mais pour moi, il s'agit d'une union, pas d'un mariage. Un mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme. C'est sur cette dénomination que je me suis abstenu. Bien des pays qui ont avancé en ce sens ont choisi des noms différents. En Angleterre, par exemple, c'est le "civil partnership". Il est juste de nommer exactement les choses. 

Vous n'avez donc pas évolué sur cette question de vocabulaire... 

C'est une question symbolique importante... 

Ah, vous le reconnaissez ? 

Évidemment. 

En 2007, vous proposiez la mise en place d'une union civile... 

L'adjectif "civil" était superflu. Car civil s'oppose à quoi ? A religieux, par exemple ? Il s'agit d'octroyer ici les mêmes droits, exactement les mêmes, comme la dissolution par divorce devant le juge, les mêmes droits fiscaux, sociaux... Ce droit aux droits est légitime. Il est pour moi sans réserves. Mais le nom juste est "union". 

Dans TÊTU en 2007, vous évoquiez un "mouvement de compréhension réciproque"... 

Oui, un mouvement de compréhension et de reconnaissance, et, au fond, d'attention réciproque. L'action des responsables politiques doit susciter la compréhension entre Français, entre citoyens. Parmi nos concitoyens, il y a bien des différences de sensibilité, parfois venues d'autres traditions culturelles, parfois plus traditionnelles. Ceux-là souvent se sentent déracinés, désespérés, simplement parce qu'ils ne voient pas le monde de la même manière et qu'ils ont l'impression que dans ce monde il n'y a plus de place pour eux. Ceux-là aussi ont un droit à la compréhension. Pendant très longtemps, le combat de la communauté homosexuelle était "accepter la différence". Accepter la différence, au fond, ça vaut dans les deux sens. Évidemment, je sais très bien ce que ma position a de minoritaire aujourd'hui ! 

Vous vous dites donc minoritaire sur la question... 

Je sais bien qu'aujourd'hui tous les responsables politiques, à l'approche des présidentielles, viennent défiler devant vous : "Mes chers amis, je suis pour le mariage..." (Sourires.) 

"DIRE 'L'HOMOPARENTALITÉ C'EST AFFREUX'... EXCUSEZ-MOI, MAIS C'EST LA VIE DE TOUS LES JOURS !" 

Concernant l'homoparentalité, en restez-vous à l'adoption simple ? 

A la vérité, je ne comprends pas le débat sur cette question. Car l'homoparentalité, elle existe. Il y a des centaines de milliers d'enfants, nés de pères ou de mères qui se sont, au cours de leur vie, découverts homosexuels, après avoir vécu en tant qu'hétérosexuels. Alors, dire "l'homoparentalité, c'est affreux"... Excusez-moi, mais c'est la vie de tous les jours ! Ensuite, l'adoption homosexuelle, elle existe, puisque j'ai été président de conseil général, et je suis moi-même intervenu pour qu'il n'y ait pas de distinction sur le sujet... 

Mais ce n'est pas le cas de tous les conseils généraux... 

C'est mon expérience. On peut selon la loi en vigueur adopter individuellement, que l'on soit hétérosexuel ou homosexuel. Ne reste donc qu'une question : la partage de la parentalité. Le fait que deux personnes, notamment dans le cadre de l'union que je propose, élevant des enfants ensemble, les ayant adoptés ensemble, soient reconnues toutes les deux comme parents me paraît un droit logique et de bon sens. 

Quelle est votre position sur l'ouverture de la PMA aux couples de femmes ? Que pensez-vous des "mères porteuses" ? 

Les couples de femmes homosexuelles ont-ils accès à l'insémination artificielle ? Oui, il suffit d’aller en Belgique. Alors l’idée qu’une chose serait autorisée et légale là et interdite en France n’est plus de ce temps. Reste la gestation pour autrui (GPA). C’est très compliqué. J'ai des amis, des couples d’hommes, militants au Modem, qui y ont eu recours. Cela pose d’abord la question du rapport marchand. Alors, j’adopte une ligne de conduite : essayons de faciliter une chose qui, pour moi, est précieuse, la vie des enfants. Des gens, que je respecte, sont très révulsés par la gestation pour autrui, et en même temps, il y a des enfants qui naissent de cette manière. Respectons leur vie, et donnons-leur des droits. 

Donc, pour les enfants conçus à l’étranger en GPA, vous êtes pour leur reconnaissance juridique ? 

Oui, bien sûr. 

Que proposez-vous pour les droits des transsexuels ? 

Le chemin qui mène à la transsexualité est celui d’une mise en cause intérieure violente, douloureuse. Peut-on imaginer plus violent qu’un tel passage ? Il est donc normal de faciliter le changement d’état civil. Après tout, ça gêne qui ? 

Jean-Yves de Chaisemartin, ancien dirigeant des jeunes UDF, a fait son coming out, il y a deux mois dans TÊTU. Comment expliquez-vous qu’en France, il y ait si peu de visibilité parmi les responsables politiques ? 

On ne devient pas homosexuel, on découvre qu’on l’est. C’est dans le tréfonds de l’enfance que ce genre de situations se noue. Ce n’est pas que de l’acquis, c’est du réel, ce n’est pas qu’une préférence, c’est du vécu. C’est un chemin qui ne se fait pas sans y laisser beaucoup d’émotions, de culpabilité parfois, de difficultés avec ceux que vous aimez. Pour beaucoup de responsables politiques, l’homosexualité reste une "transgression" qu’ils n’osent affronter par rapport à leurs concitoyens, aux électeurs. J’en ai souvent discuté avec André Labarrère (l’ancien maire de Pau, ouvertement homo, mort en 2006). Il m’a raconté son adolescence, son trouble d’alors. Pendant longtemps, il n’a rien dit, et puis, un jour, il a assumé. Je respecte également ceux qui ont réglé la question pour eux-mêmes et ceux qui ont du mal à le faire, car ce chemin est difficile. 

Il n’y a que vous au Centre ? 

Il n’y a de centre qu’indépendant. Ceux qui affirment sans cesse que "la Droite et le Centre c’est la même famille politique" disent en fait que le Centre n’existe pas. Or, toute ma vie, j’ai voulu que le Centre s’affirme, qu’il soit le fondateur d’une majorité nouvelle.

Par Centrégaux Rhône Alpes
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 20:08

logo.jpg CENTR’ÉGAUX a participé à la table ronde et au débat sur la thématique « Faire France Ensemble » animée par Fadila Mehal (membre du Shadow Cabinet, vice-présidente du MoDem 75) samedi 17 septembre, autour d’Antoine Beaufort, Président des Jeunes de la LICRA, Marc Cheb Sun, rédacteur en chef de “Respect Magazine”, Ahmed Tabit, conseiller municipal de Sèvres et Frédérick Getton, Président de CENTR’ÉGAUX

Frédérick a expliqué l’histoire de CENTR’ÉGAUX et les prises de position de François Bayrou  sur les thématiques LGBT au cours des cinq dernières années. Antoine Beaufort et Marc Cheb Sun ont souligné que la montée des communautarismes, tendance de fond de la société française depuis les années 80, s’était accélérée sous la Présidence actuelle. Les participants ont également rappelé leur attachement au principe de respect des différences et des diversités En conclusion, Frédérick a pointé les sujets d’accord et de désaccord entre CENTR’ÉGAUX et le Mouvement Démocrate, tout particulièrement la frilosité de François Bayrou envers le mariage et de l’union civile.

Par Centrégaux Rhône Alpes
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 17:56

r129060_430532.jpg Saisi d’une Question Prioritaire (QPC) portant sur l’égalité des couples devant le mariage le Conseil a botté en touche en renvoyant la question aux législateurs.

Cette décision n’est pas en accord avec la France qui a déclaré que les Femmes et les Hommes naissent et demeurent libres et égaux et qui pourtant admet que certains citoyens sont plus égaux que d’autres.

Existe-t-il une raison fondamentale républicaine laïque et humaniste qui permette de dire que l’union d’un couple de même sexe soit inférieure à celle d’un couple hétérosexuel ?

Existe-t-il une raison de survie de la société républicaine pour décider qu’un couple de même sexe a moins de droit et de devoir qu’un couple hétérosexuel ? 


Pour CENTR’ÉGAUX il est évident que les réponses sont négatives. Pour rappel lors de son Congrès programmatique, le Mouvement Démocrate avec le concours de CENTR’ÉGAUX a voté les résolutions suivantes :


Toute union, légalement reconnue, quelle que soit sa composition, doit être assurée de bénéficier de droits et de devoirs égaux, en particulier le logement, l’ensemble des droits sociaux, la fiscalité et la transmission du patrimoine avant et après le décès. 


L'homoparentalité est déjà une réalité vécue par des centaines de milliers de familles. Lorsque l'union entre deux personnes de même sexe fait surgir un désir responsable d'accueillir un enfant, la parentalité et l'adoption doivent être facilitées de façon à ce que subsiste notamment un lien entre deux personnes et l'enfant qu'elles ont élevé en cas de mort, accident ou de séparation affectant le couple qu'elles avaient formé.


Nous réaffirmons par là qu’il n’existe pas de citoyens de second rang dans notre pays et que cela doit se retrouver dans l’égalité de toutes et de tous en droits et devoirs, dans l’acceptation de toutes les familles quelles que soient leur composition. CENTR’ÉGAUX continuera à oeuvrer dans ce sens.

Par Centrégaux Rhône Alpes
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http://www.abc-lefrance.com/IMG/jpg/LES_JOIES_DE_LA_FAMILLE.jpgle film "Les Joies de la famille" de Ella Lemhagen

le film "Harvey Milk", de Gus Vant Sant


Louis-George Tin, Dictionnaire de l'homophobie sous la direction de Louis-Georges Tin, Puf, 2003.

Louis-George Tin, L'Invention de la culture hétérosexuelle, Ed. Autrement, 2008


Chéri,
film franco-américain réalisé par Stephen Frears
avec Michelle Pfeiffer et Rupert Friend d’après l’œuvre de Colette.

Kafka sur le rivage, de Karuki Murakami


L'étreinte fugitive, de Daniel Mendelsohn


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